Grossesse, Maux de grossesse

La bartholinite

BARTHOLINITE… Rien que le nom est super agressif et intrusif.

Je trouves que l’on nous parle pas assez des « mauvais » cotés de la grossesse. Pour celles qui n’en ont jamais vécu on voit ça comme quelque chose de magique et d’unique. Mais la grossesse déclenche des choses que l’on n’aurait sûrement jamais connu sans ça.


J’ai eu la chance de ne pas trop souffrir de ma grossesse mais il a fallu que je tombes enceinte pour vivre ma toute première opération…. l’angooooooise.

Que ce qu’est la Bartholinite ?

Avec mes mots ?! En gros, la Bartholinite est causée par l’une des glandes qui lubrifient notre partie intime pendant les rapports sexuels. Plus exactement, la glande de Bartholin. Cette glande sécrète mal le lubrifiant qui reste donc à l’intérieur et puis cela s’infecte et ça gonfle.

La grossesse est entre autres l’une des causes mais cela peut toucher une ado de 15 ans qui n’a jamais eu de rapport par exemple. C’est purement mécanique et du à un dysfonctionnement de cette glande, mais voilà grossesse = dégringolade du corps humain. 😂

Comment cela s’est déclaré chez moi ?

Et bien comme j’ai déjà pu le dire avant j’ai eu des sécheresses vaginales et mycoses à répétition pendant la grossesse. Dooooonc sécheresse vaginale = quoi ?! Et bah dysfonctionnement de la glande de Bartholin bien sûr….

Cela a commencé par les lèvres qui gonflaient pas mal après les rapports mais au début je pensais à une augmentation du flux sanguin (autre cadeau rien que pour les femmes enceintes). Au début ce n’était pas gênant au bout d’une heure ça allait mieux.

Jusqu’au jour où cela devient douloureux et que ça ne dégonfle pas totalement et que je garde une mini boule, c’était un vendredi, je m’en souviens comme si c’était hier. Booooon ça partira, pas grave.

Le lendemain la petite boule avait l’air légèrement plus grosse que la veille… Booooooooon ça partira, pas grave…..

Le soir arrivé que dalle, la boule a doublé de volume et fait de plus en plus mal. Un vrai calvaire mais encore supportable. Je cherches sur internet et je fais un diagnostic moi-même qui s’est révélé être exact ensuite.

Le lendemain matin c’était encore pire, c’était un dimanche, ça avait encore doublé de taille, je peinais à marcher, en plus nous sommes allés au cinéma, je n’ai jamais trouvé un film aussi long, je me tortillait dans tous les sens, au bord des larmes. Le soir arrivé plus rien n’allait. Assise, j’avais mal, debout j’avais mal, allongée j’avais mal, les jambes en l’air j’avais mal, mais je ne voulais pas aller aux urgences pour « si peu », surtout sachant que j’avais mon rendez-vous mensuel chez la gynécologue le lendemain matin… je craques en appelant le 15 et le docteur qui me dit tout simplement « Prenez un doliprane et ça ira mieux » alors que lui-même m’avait diagnostiqué une Bartholinite. Je lui raccroche au nez et m’écroule en sanglot. J’essaie de dormir tant bien que mal.

Le lendemain matin nous sommes un lundi, la boule faisait à présent la taille d’une balle de ping-pong, heureusement que milichéri était en permission, il m’a fallut son aide pour me déplacer car j’en étais incapable seule. Je n’arrivais plus à marcher droit, je me tordais de douleur.

Arrivée au rendez-vous, ma gynécologue a été rapide sur la visite pour ensuite me réserver un bloc opératoire dans la clinique où je devais accoucher. 3 heures plus tard j’étais sur le billard à 18sa sous rachianesthésie… faut croire que le doliprane (que je n’ai pas prit d’ailleurs) n’aurait pas été très efficace.

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1 commentaire

  1. […] La bartholinite […]

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